Nulle part ailleurs

Adam et Ève
Peut-être qu’on est des âmes sœurs ou pt’être qu’on est juste amis / Mais ça serait-tu déplacé si je t’amenais dans mon lit / Ou ailleurs quelque part, pourvu qu’on s’touche / J’veux pas penser trop loin ça me donne mal à la tête / Pt’être que t’es mon âme sœur ou peut-être juste une amie / Mais à soir, je t’amène au huitième ciel / J’aime pas ce qui est formel ça tue les mystères / J’aime c’qui descend du ciel, j’ai besoin d’y croire / T’es belle, t’as des ailes, légère comme l’air / La vie est encore jeune, l’amour encore un rêve / Mais j’veux bien m’endormir pis rêver à toi, à nous deux / Quelque part au huitième ciel / Faisons l’amour sous le ciel / Abrillés par un drap d’étoiles / C’est toi le sens du mot belle / Aimons-nous jusqu’au soleil / Avant d’prédire la suite faudrait s’introduire / Au milieu d’un nulle part, juste s’évanouir / Encore, un peu, pourvu qu’on s’couche / Le hasard est la blague du clown qui déconne / Pt’être que t’es mon âme sœur, pt’être que t’es pas la bonne / Mais nous deux, y me semble que ça sonne mieux / Faisons l’amour sous le ciel / Abrillés par un drap d’étoiles / C’est toi le sens du mot belle / Aimons-nous jusqu’au soleil (x2) / J’veux sentir ton âme épier la mienne / J’veux que la nuit s’étende jusqu’au bout du monde / J’veux qu’la planète nous appartienne / J’veux qu’la vie soit vierge, j’voudrais qu’on soient comme / Adam et Ève, Adam et Ève……
L'autre bord
Paraît que c’est un corridor qui nous amène jusqu’à l’autre bord / Quand j’verrai ton visage, une dernière fois avant l’aurore / Quand j’traverserai l’soleil, avec mes deux ailes / Je volerai jusqu’aux rêves de ceux que j’aime / Quand l’temps viendra de partir / Je resterai fidèle au désir du ciel…ouais…. / J’t’aimerai encore d’en haut / Au-dessus de ta tête / Même sans vieux os… même sans être… / J’te réserve un nuage, à l’abri des tempêtes / D’en haut… / Dehors la vie va vite, faut pas que j’attende après mon sort / J’veux voir le monde grandir, faut que j’m’aime un peu yé pas trop tard / Si j’prenais l’temps d’sourire, d’oublier l’avenir / Aujourd’hui serait peut-être meilleur, demain moins pire / Si j’prenais l’temps de t’écrire, tout ce que j’ai à te redire / J’commencerais par t’es belle…à mourir…. / J’t’aimerai encore d’en haut / Au-dessus de ta tête / Même sans vieux os… même sans être… / J’te réserve un nuage, à l’abri des tempêtes / D’en haut…
Ailleurs
J’veux juste une place dans ta mémoire / Juste un peu d’encre dans ton journal / J’me veux dans ta tête, mon amour / Mais t’es déjà ailleurs… / J’veux être une goutte dans ta bouteille / Juste un doute dans ton pourquoi / Et dans ton oreille… / La musique qui te rappelle à moi / Mais tous les matins, me ramènent à hier / Ton odeur, mon univers / Si j’deviens fou c’est l’air du solitaire / Qui vient m’embrasser / Déconfiture, ou chaste folie ? / Je fabule dans un décor d’insomnie / Tes mots sur les miens… / «J’veux t’aimer encore, une première fois» / J’veux pus voir clair, je conterai les minuits / J’veux t’attendre, te fantasmer dans mon lit / J’veux pouvoir y croire, mais y fait trop noir / T’es déjà ailleurs… / Mais tous les matins, me ramènent à hier / Ton odeur, mon univers / Si j’deviens fou c’est l’air du solitaire / Qui vient m’embrasser
Christophe Colomb
J’étais peut-être Christophe Colomb / Le découvreur de l’Amérique / En 1492, et que c’est donc loin / Que l’temps passe vite ! / Ou peut-être un homo sapiens / Vêtu d’un string en peau de renard / Faisant du feu avec ses mains / Ignorant tout du mot dollar / J’ai peut-être bien déjà été une femme / Avec un corps pour s’amuser / Une danseuse de cabaret bar / Payée pour se déshabiller / Pis après moi, ça va être quoi ? / J’vas tu être une plante, un animal ? / Ou une goutte d’eau dans l’Saint-Laurent / Prisonnière d’un pays glacial / Décidément, j’me suis trompé d’camp / J’veux pus croire aux anges, pis pas plus en Satan / Le paradis c’est pour les cons / J’aimerais mieux vivre cent vies à l’heure / C’est sûr c’était moi Christophe Colomb / Le découvreur d’la nouvelle terre / J’me demande si quand vient l’temps de mourir / On décide de ce qu’on va devenir / C’est l’évidence de toute façon / Mon premier nom moi, c’était Colomb / Décidément, j’me suis trompé d’camp / J’veux pus croire aux anges, pis pas plus en Satan / Le paradis c’est pour les cons / J’aimerais mieux vivre cent vies à l’heure / C’est sûr c’était moi Christophe Colomb / Le découvreur d’la nouvelle terre /
Embarque ma belle
Chus fatigué de devoir, fatigué d’entendre tout l’monde me dire / Comment respirer, comment j’devrais agir / J’ai envie de r’trouver, c’que j’étais, tout c’que j’voulais devenir / R’trouver la sainte paix, juste une bonne fois pour de vrai / Awèye embarque ma belle, j’t’amène n’importe où / On va bûcher du bois, gueuler avec les loups ouais… / J’veux jamais t’entendre dire jamais / Ma vieille Volks m’appelle, viens donc faire un tour / On va faire les fous on va faire l’amour / Pis j’te jure qu’on va vivre vieux / À mort la mornitude, viens t’coller dans ma solitude / On pourrait prendre la route, jusqu’à temps qu’on trouve le boutte / On va s’creuser un trou, perdu quelque part au bout du monde / On n’aura pas d’argent, on fera pousser des enfants / Awèye embarque ma belle j’t’amène n’importe où / On va bûcher du bois, gueuler avec les loups ouais… / J’veux jamais t’entendre dire jamais / Ma vieille Volks m’appelle viens donc faire un tour / On va faire les fous on va faire l’amour / Pis j’te jure qu’on va vivre vieux
Le bal du vieillard
Tranquillement j’y pense et tranquillement j’commence / À aimer qui j’suis, à dormir la nuit / J’sais pas j’ai moins l’goût, comme avant d’partir / Comme ça sur un coup d’tête, sans trop réfléchir / J’ris souvent tout seul et je ris en joual / Ça l’air que j’vieillis, paraît que c’est normal / L’heure est au bonheur et m’inspire la candeur / J’ai l’sourire facile, la quiétude au coeur / Je fais ma vie de jeunesse, j’veux rien savoir d’la vie d’vieillesse / Et pis tant pis pour le drame, j’veux m’amuser ça me nourrit l’âme / J’veux jamais qu’la lumière s’éteigne au fond d’mon p’tit bonheur / Dans mon décor tout est calme, j’veux m’amuser j’veux rien de banal / Hey toi, l’homme festif, dis-moi c’est où la fête / À la claire fontaine où la jouvence est maître / J’me sens amoureux, comme si j’avais des ailes / Même sans rajeunir mon âme demeure zen / Pour ce qui me reste à vivre, j’veux r’garder en avant / Où tout est de givre, où tout devient grand / Le bal du vieillard n’existe pas vraiment / La sagesse prend forme, sous l’regard du temps / Je fais ma vie de jeunesse, j’veux rien savoir d’la vie d’vieillesse / Et pis tant pis pour le drame, j’veux m’amuser ça me nourrit l’âme / J’veux jamais qu’la lumière s’éteigne au fond d’mon p’tit bonheur / Dans mon décor tout est calme, j’veux m’amuser j’veux rien de banal
Mexico
Je suis c’que j’ai toujours voulu être / Honnête dans un monde d’infidèles / Quand j’étais ti-cul, mon rêve c’était d’faire l’amour / Un peu plus tard c’était d’aimer pour toujours / J’avance un peu à tous les jours / Un peu moins jeune, un peu moins con / J’te goûte, lentement mes yeux te déshabillent / Dans mes nuits d’insomnie, je te dessine / La belle vie pour moi en tous cas c’est clair c’est toi / C’est pas les îles Fidji c’est pas l’soleil de Tahiti / Juste un dimanche dehors étendu dans l’été avec toi / J’te promets que c’est aussi beau que Mexico / C’est drôle comme le destin t’as soufflée / Devant mes yeux comme le vent de mai / Mon corps est ton fleuve, viens boire un coup / Viens voir vu d’en haut comme c’est bon d’être nous / Je brille, tu m’allumes à tous les jours / Je t’aime de mon corps un peu lourd / En attendant d’vieillir viens t’étendre / Y’a personne d’autres de qui j’veux dépendre / La belle vie pour moi en tout cas c’est clair c’est toi / C’est pas les îles Fidji c’est pas l’soleil de Tahiti / Juste un dimanche dehors étendu dans l’été avec toi / J’te promets que c’est aussi beau que Mexico / Que Mexico,qu’n’importe quel paradis / Que Mexico, pourvu qu’on s’oublie
Y diront ben c'qui voudront en ville
Viens t’coller ma douce, on va s’cruiser / À soir j’me sens lousse, fa que j’vas t’marier / En habit de scaphandre, ou déshabillé / Pourvu que j’puisse te prendre, pour l’éternité / Deux places première classe dans un boeing / Qu’on change de phase, let’s the show begin / Promets-moi ta voix, dans mes oreilles / Jusqu’à fin pis j’vas être sage, j’vas slaquer sa bouteille / J’me fous d’aller voir ailleurs au large / J’veux seulement toi comme paysage / Y diront ben ce qui voudront en ville / Au pire on s’pousse, j’nous paie l’exil / On s’loue cinquante ans à se r’garder / Un paquet de cheveux blancs, presque autant d’étés / Un inconditionnel bonheur…. / Y m’semble que l’monde goûterait ben meilleur / Viens t’glisser ma douce, viens t’imbiber / Dans notre monde de mousse, on va s’baigner / Viens comme té vraiment, fais pas semblant / J’te veux pour toujours, aux alentours / Deux tickets d’eau douce, pour emporter / Pus jamais d’frousse, à s’imaginer / J’vas t’écrire des tounes pour te parler / Pis j’ferai d’moi un clown pour t’amuser / J’me fous d’aller voir ailleurs au large / J’veux seulement toi comme paysage / Y diront ben ce qui voudront en ville / Au pire on s’pousse, j’nous paie l’exil / On s’loue cinquante ans à se r’garder / Un paquet de cheveux blancs, presque autant d’étés / Un inconditionnel bonheur…. / Y m’semble que l’monde goûterait ben meilleur
Comme dans l'temps
Qu’est-ce que tu dirais si j’te disais que ça file pas fort / Q’j’ai l’impression d’aller nulle part / J’passe te prendre pour un trip de char / Rouler sans but, prendre le bord / Boire une rivière / Closer queks bars dormir dehors / Étirer un peu l’éphémère / Pas attendre qu’on soit raides mort / Pour se voir / Y’m’semble qu’on est dû pour se boire / Une couple de verres dans l’blanc des yeux / Se dire qu’on s’aiment après queks bières / J’m’ennuie d’nous deux, de toi mon vieux / Comme dans l’temps… / Le monde vit mal, étouffé par peur d’anormal / Correctement politisé / Légalisons l’illégalité / Le temps d’une virée… / Y’m’semble qu’on est dû pour se boire / Une couple de verres dans l’blanc des yeux / Se dire qu’on s’aiment après queks bières / J’m’ennuie d’nous deux, de toi mon vieux / Comme dans l’temps…
Johnny Cash
Une route de campagne, un soir d’août / Un nuage de mouches noires, me suit partout / La rivière doit pas être loin, j’peux sentir la moiteur du foin / J’suis Johnny Cash, jusqu’au matin / La cigale se plaint, la vie est chaude / Une lueur de lune au loin / L’odeur nocturne s’en vient / Mais l’soleil est encore là, on dirait qui veut pas s’coucher / J’suis Johnny Cash / Un soir d’été / Et c’est encore une autre toune de cowboy / D’harmonica de soir d’été / Toujours la même vieille toune de cowboy / D’accordéon, de terre, de whisky amer / La ville est loin, le bruit est mort / Les souvenirs des soirs d’avant / Mes vieux chums vers nulle part / La poussée d’vent dans l’dos, m’aide à traverser l’courant / J’suis Johnny Cash, je r’monte le temps / Et c’est encore une autre toune de cowboy / D’harmonica de soir d’été / Toujours la même vieille toune de cowboy / D’accordéon, de terre, de whisky amer / Salut les toughs, j’arrive en ville / Une bouteille de contrebande / Juste pour imbiber mon thrill / Le sourire du bon à rien, pis pas personne pour m’attendre / J’suis Johnny Cash, jusqu’à demain / Et c’est encore une autre toune de cowboy / D’harmonica de soir d’été / Toujours la même vieille toune de cowboy / D’accordéon, de terre, de whisky amer
Jusqu'au ciel
Sur la route de Montréal je roule, je m’éparpille / Dans ma boîte à roulettes ouais dans ma bulle mobile / J’me sens ti-cul quand j’quitte ma cabane pour aller jusqu’à l’île / Salut la jungle, salut Montréal, j’arrive / Ma radio pleine de parasites me pousse une toune d’amour / Encore un déjà-vu vêtu de ses clichés / Écoutez-moi, monsieur tout l’monde pour un mot, pour une seconde / Bienvenue dans un morceau d’mon univers / Je chanterai jusqu’au ciel et pour l’éternité / Regardez bien les étoiles, vous les verrez danser / Je chanterai du haut d’mon ciel et à chacune des journées / Écoutez bien les nuages vous m’entendrez / J’fais pas partie du club élite, j’sais pas parler pour rien dire / J’veux pas être sur la photo ni dans le scénario / Le jet set pis toute la patente, c’est le royaume des apparences / Moi j’veux pas sauver l’monde j’veux juste qu’y danse / Je chanterai jusqu’au ciel et pour l’éternité / Regardez bien les étoiles, vous les verrez danser / Je chanterai du haut d’mon ciel et à chacune des journées / Écoutez bien les nuages vous m’entendrez / Je baise la critique, la pop machine, les hypocrites les « prolifrics » / J’écris pas des grand mots pis j’vis pas su’l Plateau / Ma musique c’est mon pays libre, c’est mon jouet, c’pas une mine d’or / Pas besoin d’votre accord sur ma guitare / Je chanterai jusqu’au ciel et pour l’éternité / Regardez bien les étoiles, vous les verrez danser / Je chanterai du haut d’mon ciel et à chacune des journées / Écoutez bien les nuages vous m’entendrez
L'épopée du j'pense à moi
J’me sens blette j’me sens fouilleur / J’veux tout savoir peu importe l’heure / De mon balcon j’suis spectateur d’la vie dehors / Pis de ses acteurs / Tout l’monde veut sa part de bonheur / Mais vu d’en haut moi ça me fait peur / C’est qui l’plus fort, c’est qui l’meilleur? / C’est qui le king des emmerdeurs? / Y’a Miss Gucci pis son caniche / C’est à se demander c’est lequel qui liche / L’autre bord d’la rue y’a l’gros Gaston / Qui vendrait sa mère pour du houblon / En bas d’chez-nous c’est un dépotoir / Ca gueule, ça pue, y fait toujours noir / En haut c’est pas mieux, y s’prend pour Dieu / Y’a rien à faire, y m’tape ses nerfs… / C’est l’épopée du j’pense à moi ! / J’me sens sale, j’me sens voleur / J’vois l’monde tremper dans son malheur / Ça fait d’la peine à mon ti-cœur / J’peux rien y faire, c’est ben d’valeur / De mon balcon je regarde les heures / Élever des apprentis loosers / Y’a trop d’asphalte, pas assez d’fleurs / C’est l’ère des rats, pis des crosseurs / Y’a Miss Gucci pis son caniche / C’est à se demander c’est lequel qui liche / L’autre bord d’la rue y’a l’gros Gaston / Qui vendrait sa mère pour du houblon / En bas d’chez-nous c’est un dépotoir / Ca gueule, ça pue, y fait toujours noir / En haut c’est pas mieux, y s’prend pour Dieu / Y’a rien à faire, y m’tape ses nerfs… / C’est l’épopée du j’pense à moi ! / J’me sens pus, j’ai mal au cœur / Y’a pus d’fierté, y’a pus d’honneur / Oui, c’est la guerre des beaux parleurs / Des balivernes, des raconteurs / Coudonc yé où notre bon Seigneur / Y sé-tu trouvé une job ailleurs / Yé peut-être concierge à l’Île-des-Sœurs / C’est à croire que c’est plus payant d’l’heure ! / Y’a Miss Gucci pis son caniche / C’est à se demander c’est lequel qui liche / L’autre bord d’la rue y’a l’gros Gaston / Qui vendrait sa mère pour du houblon / En bas d’chez-nous c’est un dépotoir / Ca gueule, ça pue, y fait toujours noir / En haut c’est pas mieux, y s’prend pour Dieu / Y’a rien à faire, y m’tape ses nerfs… / C’est l’épopée du j’pense à moi !